Règles d’une figure fortunée

Une figure bien formée, dite aussi « fortunée », influencera favorablement l’issue de la question posée et le thème tout entier, spécialement si elle apparaît en Maison du Questionneur ou de la question.

Une figure géomantique sera dite bien ou mal formée relativement à huit critères, qu’il conviendra d’apprécier, en particulier lors de l’étude des deux Significateurs :

  1. Selon sa nature, entendre le degré d’affinité élémentaire qu’elle entretient avec une autre figure en association, comme lorsqu’elles sont en conjonction.
  2. Selon sa signification, lorsque la figure en Maison de la Question s’accorde avec celle-ci par le sens et les affinités. On la dit en ce cas figure de figure : elle se trouve alors proprement dans la Maison de la chose demandée, avec laquelle elle s’allie pour le meilleur.
  3. Selon le lieu qu’elle occupe :
    • Maisons favorables ; (I, V, X, XI) : influence positive.
    • Maisons défavorables ; (VI, VII, VIII, XII) : influence négative.
    • Maisons moyennes ; (II, III, IV, IX) : influence négligeable.
    • Maisons Angulaires : lieux où les figures sont les plus puissantes.
    • Maisons succédentes : lieux où les figures sont de force ordinaire.
    • Maisons cadentes : lieux où les figures sont les plus faibles.
  4. Selon les regards (aspects) qu’elle soutient avec les autres figures du thème et leur qualité (bonne ou mauvaise), de même que leurs corrélations élémentaires :
    • Une bonne figure en regard d’une autre également bénéfique ou de même nature élémentaire verra sa bonté encore augmentée, et sera dite « bien fortunée » ; ou « mal fortunée » si le contraire advient.
  5. Selon la conjonction, si une bonne figure est accostée à une seconde également favorable, ce sera pour le meilleur et par bonheur ; ou par grand malheur et infortune si le contraire advient.
  6. Selon les antagonismes, à savoir les contradictions éventuelles susceptibles d’opposer la figure envisagée avec une seconde en association, toujours synonymes d’affaiblissement et d’altération de la qualité :
    • Une figure bonne avec une autre mauvaise.
    • Une figure fixe avec une autre mobile.
    • Une figure directe avec une autre rétrograde.
    • Une figure bonne avec un mauvais regard.
  7. Selon les passations, entendre les mouvements, quel que soit leur nombre, d’une figure dans de bonnes ou de mauvaises Maisons.
    • Si une bonne figure passe en Maison bénéfique, elle gagne encore en bonté et son caractère bénéfique se voit renforcé.
    • Si une bonne figure passe en Maison maléfique, son caractère bénéfique s’en trouve amoindri, et dégradé.
    • Si une figure ne passe pas et se trouve isolée, cela indique qu’elle reste ferme et campée dans ses significations, et qu’elle ne recherche ni aide, ni compagnie.
  8. Selon l’hérédité de la figure, par l’examen attentif des figures génératrices ; (à l’exception c’est entendu des figures des Mères, issues du jet de traits initial) :
    • Une figure issue de deux bons parents bénéficie de leur influence bénéfique ; l’inverse si le contraire se produit.
    • Cette règle s’applique à toutes les figures du thème engendrées par triplicité, entendre les Nièces, les Témoins, le Juge et la Sentence.

Notez bien ici que les figures des Filles, formées à partir des éléments dérivés de celles des Mères, et bien que possédant leur propre nature, demeurent pleinement imprégnées par la dominante élémentaire dont elles proviennent :

  • Le première Fille issue de la ligne de Feu des Mères reste sous l’influence de son origine ignée.
  • La seconde Fille issue de la ligne d’Air des Mères reste sous l’influence de son origine aérienne.
  • La troisième Fille issue de la ligne d’Eau des Mères reste sous l’influence de son origine aqueuse.
  • La quatrième Fille issue de la ligne de Terre des Mères reste sous l’influence de son origine terrestre.

Il conviendra donc de toujours observer lors de l’examen des Filles leur généalogie élémentaire, afin de reconnaître puis d’apprécier l’influence sur elles de cette filiation.

Exemple : Rubeus, figure de la nature du Feu, en provenance de la file des points d’Eau des Mères, verra sa nature ignée contredite par son origine aqueuse. Il conviendra en pareille circonstance d’adapter l’interprétation du sens de la figure, en fonction des effets induits par les relations élémentaires sous-jacentes.

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