Appareils de Radionique

Il serait excessif et inexact selon nous, de prétendre à l’inutilité des dispositifs émetteurs, à deux ou trois dimensions, en matière d’influences à distance. La concentration mentale seule ne peut suffire à catalyser efficacement le rayonnement de la pensée d’un opérateur même expérimenté, et un véhicule demeure nécessaire à son transport jusqu’au sujet receveur.

Les appareils de Radionique représentent au niveau matériel, les moyens d’action à la disposition du subconscient, aussi longtemps qu’ils sont maintenus en phase d’émission, et même si l’opérateur cesse de s’occuper consciemment du dispositif, une fois adéquatement activé. La technique à l’origine de ces appareils n’a aucun compte à rendre à la science traditionnelle, dont elle ne relève absolument pas. De ce dernier point de vue, il serait d’ailleurs plus juste de parler de magie, plutôt que de technique, tant les mécanismes à l’œuvre relèvent du symbolisme, et du langage de l’inconscient.

Les principes qui en gouvernent le fonctionnement théorique reposent en effet essentiellement sur la notion de résonance analogique, bien plus sur un quelconque raisonnement scientifique. Ne vous étonnez donc pas de constater l’existence de machines électroniques sans branchements ni connexions internes, ou même à l’état de schéma papier, et prétendument agissantes. Ce qui importe dans leur conception même ne relève pas tant de la précision ou de l’exactitude, sans équivalence dans le monde du subconscient, sinon de leur portée symbolique et de leur puissance évocatoire.

Les appareils de Radionique, une fois mis au point, dotent le subconscient d’un potentiel d’action sur la trame événementielle du monde, et créent un sas permettant l’écoulement des énergies subtiles dans le réel, selon la volonté engrammée dans chaque dispositif.

De ce point de vue, les témoins, les réglages et les rituels attenants conservent tout leur intérêt, qui rendent possible la codification au plan matériel d’une force spirituelle. La pensée de l’opérateur possède cette faculté « d’éveiller » et de « prêter vie » à l’appareil, tandis que ce dernier agit sur elle comme un repère et un garde-fou, lui permettant de se focaliser en une direction donnée, le temps nécessaire à l’accomplissement des opérations d’influence.

Nous ne saurions trop recommander la création d’appareils personnels, dont la confection, lente et réfléchie, en font d’incomparables instruments agissants, avec au cœur, la pensée même qui est à l’origine de leur mode d’action si particulier. À ce niveau d’intimité entre l’homme et sa machine, il n’est plus même envisageable de les considérer séparément, et toute action sur l’un, aurait systématiquement une répercussion sur l’autre.

Si les appareils de Radionique ne détiennent aucun pouvoir d’action en eux-mêmes, ils demeurent toutefois un précieux recours dès lors qu’il va s’agir de créer un pont entre le monde extérieur et le subconscient de l’opérateur, dont ils étendent significativement les moyens d’action. Ils comblent en quelque sorte le chaînon manquant entre l’opérateur avec lequel ils agissent de concert, et le témoin du sujet, en se souvenant bien que tout ce qui agit sur ce dernier, agit à l’identique sur le sujet lui-même.

Seule l’intention indiscutable de faire le bien autour de soi, l’assurance et la confiance en soi, et en toutes circonstances, garantissent le succès des émissions à distance. Or, s’il est peu de vérités acquises une fois pour toutes, nous affirmons que la conviction même de l’opérateur influence les résultats, et que seule compte la pensée (subconsciente) de celui-ci qui imagine (l’intention de l’opérateur) ; à telle enseigne qu’une erreur dans le choix d’un témoin souche, est en la plupart des cas sans incidence sur la qualité du résultat final, dès lors que la pensée de l’opérateur aura été bien orientée au moment de la consécration du dispositif à émettre.

Ainsi et par lui-même, l’appareil de Radionique ne révèle aucun pouvoir d’action. En revanche, il conserve de notre point de vue tout son intérêt opérationnel, et même dans cette perspective, car il permet de soutenir l’effort de focalisation et de visualisation mentale au moment d’agir. Tout comme l’échelle rend l’ascension plus aisée qu’une simple corde, l’émetteur de forme favorise le jeu des facultés psychiques et mentales de l’opérateur. La concentration mentale seule ne permet pas d’obtenir un résultat satisfaisant, et la réussite provient en réalité de l’action combinée des deux adjuvants, l’opérateur se comportant comme une partie intégrante et active du dispositif dans sa globalité.

Une fois déployé, un appareil de Radionique demeure actif par interférence constructive avec la pensée subconsciente de l’opérateur, avec pour effet une amplification maximale de la projection d’influences bénéfiques en direction du sujet-récepteur. Or même si l’opérateur se distrait de son appareillage, son esprit lui ne se détache jamais du dispositif avec lequel il constitue une entité complexe, agissante et immatérielle.

De cet état des faits nous comprenons que les dispositifs irradiants n’ont aucun compte à rendre à la logique ni à l’exactitude, puisqu’ils appartiennent en plein au domaine du subconscient et de la pensée magique. On ne saurait les mettre en demeure de faire montre d’un quelconque principe de réalité, ce qui serait pure ineptie et se révélerait parfaitement stérile.

Il devient dès lors crucial pour qui souhaite s’initier de bien apprivoiser le langage du subconscient, qui ne se montre réceptif qu’aux injonctions simples et limpides, formulées dans un langage qui ne cède à aucune forme d’ambiguïté. Or chaque demande lui étant adressée se veut également unique par essence, événementielle et accidentelle : un tel phénomène ou une telle manifestation ne pouvant entrer en résonance que particulièrement à un fait ou un repère précis.

En conséquence de quoi, un témoin ne pourra revêtir qu’un effet ciblé sur un sujet donné et une préoccupation précise, et il serait absurde de généraliser l’effet obtenu ou de prétendre à l’universalité de la résonance induite. De cela il convient de conclure que chaque émission d’influence à distance impose la mise en place d’un dispositif pensé et élaboré en chacune de ses composantes, afin de favoriser la matérialisation d’un objectif singulier et non-reproductible.

Les dessins et les appareils de Radionique constituent en quelque sorte une extension du domaine d’action de la pensée subconsciente de l’opérateur, et en tant que tels, ils se trouvent dispensés de toute nécessité de cohérence ou de validité théorique ou scientifique ; leur forme et leur fonctionnement théorique pouvant confiner bien souvent à l’étrange, pour un regard non-initié.

En cela, le travail de l’imagination et de la visualisation est-il fondamental. La conception par la pensée de l’objectif à atteindre est en effet au cœur de la démarche de Radionique, en ce qu’elle rend possible le travail de syntonisation de la pensée subconsciente de l’opérateur avec la cible recherchée. Tout se passe comme si la similitude entre la forme-pensée de la chose convoitée et l’émission cérébrale de ladite finissait par vibrer à l’unisson, et ne constituer  plus qu’une seule et même effluve. Dès lors, nous pouvons ici réaffirmer l’hypothèse selon laquelle l’instrument de transmission à distance n’a aucune vocation à produire ou transmettre une quelconque énergie, mais plutôt à étalonner puis à harmoniser une modalité particulière d’influences que l’on cherche à diriger vers un sujet-récepteur connu au moment d’opérer.

Dans cet ouvrage, nous focaliserons notre attention sur  un appareil radionique  en particulier,  conçu pour servir tous les besoins et satisfaire toutes les attentes du néophyte comme de l’expert en la discipline, que nous avons baptisé : l’émetteur géomantique.

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